Dimanche 14 octobre 2018
Salon d'Automne 2018
Extrait du dossier de presse du Salon d'Automne 2018

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Dimanche 26 novembre 2017
Salon d'Automne à Paphos (Chypre) du 1er au 15 décembre 2017
Dans le cadre de "Pafos2017 european capital of culture" 72 artistes internationaux du Salon d'Automne de Paris retrouvent à Chypre 30 artistes locaux pour cette exposition.
Le thème est l'espoir de réunification des deux parties de l'île, grecque et turque.

 
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Dimanche 30 avril 2017
C'est l'Printemps à l'usine - article de Luis Porquet, critique d'art et poète.
Espace culturel de Saint-Germain-des-Angles
C’est l’printemps à l’Usine
 
Ce n’est pas un thème imposé. Juste un clin d’œil pour saluer la belle saison. Pourtant, les artistes invités semblent avoir tous joué le jeu en associant formes et couleurs à ce frais rendez-vous vernal. En exergue, un célèbre poème de Charles d’Orléans (1394-1465) nous invite à la bonne humeur : Chacun s’habille de nouveau : Le temps a laissé son manteau.
C’est l’printemps. Voilà au moins une phrase qui nous sort un peu du marasme. De quoi oublier les miasmes nauséeux du présent et l’indigestion des Présidentielles. Cette invite qui fleure bon le renouveau est le titre sous lequel Neuville a réuni vingt-deux artistes dont une très grande majorité de femmes. Dix-huit peintres et quatre sculpteurs ont répondu à son invitation pour célébrer l’un des plus beaux moments de l’année, ce temps sans égal où la vie rejaillit et s’épanouit autour de nous, indifférente à la bêtise et la noirceur que charrie parfois l’âme humaine. L’intérêt de l’initiative est qu’elle engendre de nombreuses découvertes. A part Albena, Marie-Joseph Bayï et Michèle-Bénédicte Jouxtel, la plupart des exposants proviennent d’autres régions de France. On ne les avait encore jamais vus à Evreux, ce qui ne peut que nous réjouir. Pour un chroniqueur culturel, rien n’est plus agréable que de voir de nouvelles choses.
Les langages sont aussi nombreux que les artistes présents, nous donnant de la réalité une approche intériorisée qui fait la part de l’émotion et des interrogations personnelles sur le sens profond de la vie. Nous abordons des univers se situant au-delà de la part visible du monde car ils expriment un ressenti, un sentiment plutôt qu’une volonté de description physique telle qu’on pourrait l’envisager face à un modèle ou un sujet vivant posté devant nos yeux. Il y a de multiples façons d’interpréter notre relation à l’instant, au paysage comme à nos semblables. Parmi les figures qui nous ont paru s’imposer, nous retenons en premier lieu les compositions de Jean-François Taburet qui font surgir une atmosphère mystérieuse et intemporelle, les diptyques lumineux de Martine Mathieu, héritière d’un impressionnisme dont elle renouvelle la ferveur, la ciselure et l’inspiration des travaux de Florent Chaboissier, la liberté souveraine d’Osam Yamazaki qui rend hommage à la peinture française figurative avec une évidente vigueur expressionniste, ou certaines œuvres d’Isabelle Janier pour leur légèreté et leur généreuse respiration. Du côté des sculpteurs, l’installation de Daniel Jules Roger est pour partie déployée au sol, ses autres œuvres étant suspendues dans l’une des salles. Le papier y vient jouer une partition insolite. Chez Serge Guarnieri, c’est le métal qui s’impose, avec des formes que l’on dirait inspirées par la vie organique, animale ou végétale. La poésie chez lui s’unit à la technique, la science à la métaphysique. Plus graves et recueillies, les sculptures en pierre de Yukichi Inoué s’entretiennent avec les mémoires des êtres disparus, faisant à la fois référence à une légende japonaise et à la guerre si meurtrière du Pacifique. 
Dans le domaine très largement représenté de la peinture, la poésie sensible d’Albena, qui explore tout une gamme de roses, gagne encore en légèreté. L’explosion florale que suggère le printemps est tout à fait présente dans les œuvres de Françoise Blondel, de Dominique Laffargue,  de Marie-Sophie Lesage ou d’Evelyne Widmaier, relativement plus figurative que la plupart des artistes présents. Les travaux de Sylvie Mary reposent davantage sur des lignes courbes ou brisées dont elle réinvente d’incessants agencements. Carole Bressan nous interpelle et parvient à nous retenir par ses compositions hétéroclites, résolument chargées de poésie, où le temps et l’espace mêlés suscitent d’étonnantes vibrations. Madeleine Sins aime les stridences de la couleur, les tons fluo ne l’effrayant pas. Jean-Pierre Labesse et Sun-Hee Lee font appel à la sphère ou au cercle, faisant naître sous nos yeux une ambiance alerte et festive et Sophie Villoutreix Brajeux, qui est graveur, fait preuve d’une grande délicatesse dans ses jeux avec la lumière pour traduire l’impalpable, cette « poussière d’instant ». Il y a encore d’autres noms que nous aurions pu évoquer si l’espace nous le permettait. Laissons donc au lecteur la surprise de la découverte…
 
                                                                                              Luis Porquet
 
L’Usine à Zabu, Espace culturel de Saint-Germain des Angles, rue de l’Iton, 27930 SAINT-GERMAIN-DES-ANGLES. Jusqu’au 21 mai. Ouvert tous les week-ends ou sur rendez-vous. Tél. 06.24.40.94.97. A découvrir. Mérite largement le détour.
 
 
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